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J’ai un arbre dans ma pirogue

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    Rodney Saint-Éloi

     

    (…) Écrire la vie et la ville qui percent sous les brumes du soir ; se rappeler que tout serait un chant si on le voulait, si les mots et les phrases avaient la conviction d’un quelconque bonheur.
    Et pourquoi cet arbre qui habite mon corps, m’écrit et me convoque là-bas quand je suis ici, dans la tourmente des formes et des couleurs ?
    Pourquoi ce poème ? Sinon pour dire l’absence qui engage la présence, le vide et l’angoisse d’une terre qui désapprend à être terre.
    Départ et non absence. Le pays est encore le seul paysage discernable et renaissant. Vivre-entrebaillé-ici-ailleurs. Vivre l’enfance, le soleil nu ! L’île, ses rêves, ses dérêves, ses fantasmes et ses dérives. L’île, le trop bleu de ses mers au miroir de ses ciels.
    Au bout, il y a une pirogue… là-dedans des mots, comme un arbre qui voyage seul dans la forêt, un conte contrarié par un fusil.
    Et si tout n’était qu’un grand arbre quelque part, debout dans la constance de la terre !

    Extrait du prologue

    Né en Haïti, Rodney Saint-Éloi vit à Montréal depuis 2001. Écrivain, éditeur, passeur de mots et de mémoires, Prix Charles-Biddle 2012, il est l’auteur d’essais, de récits, d’anthologies et de recueils de poèmes.

     


    Poésie    978-2-92315-323-0    15$    72 pages    6 décembre 2014

    Disponible en version papier et numérique


     

    Ce que la presse en a dit  

    Depuis plusieurs années déjà, le poète haïtien Rodney Saint-Éloi est un «activiste poétique» qui ne cesse de déployer son oeuvre personnelle de créateur (depuis Graffitis pour l’Aurore, en 1989) mais aussi de mettre au service de ses «collègues» écrivains ses multiples talents d’éditeur (il a fondé et dirige les éditions Mémoire d’encrier), d’anthologiste (on lui doit, entre autres, une Anthologie de la poésie haïtienne : un siècle de poésie, 1901-2001), de rédacteur en chef de revues littéraires et d’animateur culturel. Son dernier recueil, J’ai un arbre dans ma pirogue, célèbre la terre haïtienne, ses paysages et ses beautés comme un rêve disparu : «Pourquoi ce poème ? Sinon pour dire l’absence qui engage la présence, le vide et l’angoisse d’une terre qui désapprend à être terre.

    — RFI


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