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L’œil du maître. Figures de l’imaginaire colonial québécois

  • Dalie Giroux

    Avec photos d’archives familiales de l’auteure

    L’œil du maître interroge le mythe du maître chez nous qui définit les luttes souverainistes au Québec, la relation au territoire et aux Premières Nations. Contre la conquête, la domination, la surveil-lance, Dalie Giroux revendique une autre idée de l’indépendance, à rebours de la violence fondatrice de l’État. Elle évoque le rendez-vous manqué avec un passé-futur décolonial du Québec et la possibilité d’une chaîne de solidarités qui mobiliseraient les forces vives de la pensée autochtone, des luttes antiracistes, écologiques et féministes afin d’habiter ensemble le territoire. Autrement. Ici. Maintenant.

    Extrait

    La tâche décoloniale locale serait de rassembler les moyens symboliques et matériels pour déserter la domus de Champlain, sortir de la maison du maître, cesser de dire que nous sommes « hydro-québécois » , détraquer la machine de capture impériale.

     

    Née à Lévis, Dalie Giroux, essayiste, renouvelle la tradition pamphlétaire québécoise. Elle enseigne les théories politiques et féministes à l’Université d’Ottawa. Elle a publié chez Mémoire d’encrier Parler en Amérique. Oralité, colonialisme, territoire en 2019.

     

    Image de la couverture : Le Cri de Manuel Mathieu (techniques mixtes)

     


    Essai     978-2-89712-719-0     21,95$     192 pages

    28 octobre 2020 (Québec)
    à venir (France/Belgique/Suisse)

    Disponible en format papier et numérique


     

    Ce que la presse en dit

    En revenant sur les origines et la dynamique de cette expression à la base d’une émancipation politique au Québec et d’une idée de souveraineté, dans une perspective de critique radicale, Giroux cherche les voies qui pourraient mener vers une véritable libération politique, non pas à des fins patriotiques, mais plutôt décolonisatrice. Dans le désir d’une liberté qui voudrait sortir du schéma de la domination, qui ne souhaite pas devenir maître à la place du maître mais plutôt renouer de manière vitale dans l’ici et maintenant, avec le territoire et le présent, les textes tracent des sillons pour rendre opérante la ruine de la dépossession, de l’exploitation, des inégalités et du racisme induits par le colonialisme fondateur. Il s’agit essentiellement d’une quête éthique, dans laquelle la parole devient expérimentale et le livre, un laboratoire pour se décoloniser.

    Marie-Paule Grimaldi, Spirale

    Texte à la fois empathique et rageur, L’œil du maître confirme la puissance déflagratrice du style de Dalie Giroux, qui convoque autant la pensée et l’œuvre des militants Charles Gagnon et Pierre Vallières, que celles de l’anthropologue Rémi Savard ou du géographe Jean Morriset, d’authentiques écrivains ayant tous en commun d’avoir « marché sur cette fine ligne entre un discours historique, conceptuel et une dimension poétique, littéraire ». Celle qui confie avoir vécu son premier vrai moment de politisation lors des protestations contre le Sommet des Amériques de Québec de 2001, n’hésite pas à employer le je, à piger dans les archives familiales et à alterner entre des passages au ton académique et d’autres plus libres, lyriques ou explosifs, voire punk.

    Dominic Tardif, Le Devoir


    septembre 23rd, 2020 | admin | Commentaires fermés sur L’œil du maître. Figures de l’imaginaire colonial québécois |

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