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Tant que les arbres s’enracineront dans la terre. Lettre ouverte à ceux qui tuent la poésie

  • Alain Mabanckou

    Mais alors pourquoi ne lit-on plus la poésie ? Mauvaise question ! Celle qui nous est proposée est-elle de la Poésie ? Voilà la question! Sous prétexte de liberté du vers, de l’absence de règles, tout aujourd’hui peut nous être servi comme relevant du langage poétique. C’est contre cette liberté dangereuse qu’il faut se liguer. Non pas réclamer le retour de la versification, mais attendre des poètes des textes inspirés, loin des hardiesses cérébrales si chères à Denis Roche et son syndicat de poètes et amis qui ont poignardé en plein jour, sur la place publique, la dernière parcelle du langage humain : la Poésie. Depuis, celle-ci porte des pansements et claudique. D’autres maux s’y sont ajoutés : le copinage éditorial, la prolifération du compte d’auteur, le désintérêt des libraires et des médias. Le copinage est le mal le plus répandu dans le microcosme éditorial parisien. Les collections de Poésie – s’il en reste encore – du Seuil, de Gallimard ou de Flammarion ne publient que des amis ou des célébrités du moment. Houellebeque, Roubaud et les Académiciens qui vident leur fond de tiroir en livrant au public des vers poussiéreux de leurs amours de collège…


    Poésie     9782923153117     56 pages     15$     2004


    • Lire également : Congo, de Alain Mabanckou


    mai 30th, 2015 | admin | Commentaires fermés sur Tant que les arbres s’enracineront dans la terre. Lettre ouverte à ceux qui tuent la poésie | Étiquettes : , , , , ,

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