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Blanche

  • Catherine Blondeau

     

    Blanche est l’histoire d’une femme qui découvre un jour qu’elle est blanche dans le regard des autres. Comme elle sait très bien qu’on ne saurait réduire un être humain à la couleur de sa peau, elle s’interroge. Que signifie être Blanche dans le monde tel qu’il va ? Elle arpente l’univers des penseurs et artistes du monde noir. Elle écrit, hésitante et fragile, son chemin d’humanité.

     

    Ma peau blanche me colle à la peau.

    Je voudrais bien pouvoir l’enlever, comme on se défait d’un manteau qui vous tient trop chaud. Délivrée de cette encombrante pelisse, je pourrais enfin vivre au cœur des choses. Je marcherais dans Hillbrow et me fondrais dans la foule. Je traverserais tranquillement Joubert Park sans qu’on me voie. Je prendrais les taxis collectifs, j’achèterais mes tomates aux vendeuses de rue et plaisanterais avec elles, comme j’ai toujours aimé faire partout où j’ai vécu, et personne ne trouverait ça bizarre.

     

    Point de vue de l’auteure
    Je crois que ce livre s’adresse d’abord aux femmes blanches, celles qui ont fait la même expérience que moi et ne savent pas que faire de cette chose qui leur est arrivée. J’aimerais que Blanche les aide à sortir de la culpabilité ou de l’empathie tapageuse où cette prise de conscience a pu les enfermer. Blanche s’adresse aussi à toutes celles et ceux (et ils.elles sont nombreux.ses) qui ne sont jamais posé la question de leur blancheur. J’aimerais les surprendre, leur faire découvrir un pan de l’expérience humaine dont ils ignorent tout (ce que ça fait de ne pas être blanc, ce que ça fait de vivre avec les autres quand on sait qu’on est blanc) et les inciter à s’interroger avec moi sur leur place dans le monde. Par extension, Blanche s’adresse à toutes celles et tous ceux que la question raciale intéresse, mais aussi à toutes celles et ceux qu’elle hérisse, puisque le livre aborde le sujet d’un point de vue blanc, mais sans intention défensive, et qu’il tente honnêtement, par le récit et par le dialogue, de contribuer au débat sur la possibilité d’un universel humain.

     

    Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige le théâtre Le Grand T. En 2019, elle a publié chez Mémoire d’encrier son premier roman Débutants.

     


    Récit   978-2-89712-743-5    23,95$     248 pages

    17 mars 2021 (Québec)
    4 mars 2021 (France/Belgique/Suisse)

    Disponible en format papier et numérique


     

    Ce que la presse en dit

    Précise, sans complaisance, l’écriture de Blanche a l’intelligence et la force de la prose « au couteau » d’Annie Ernaux. En détaillant de courts chapitres construits comme des nouvelles des situations vécues en France, en Afrique du Sud et en Pologne, Catherine Blondeau se fait sa propre archéologue. La méthode est aussi passionnante que ses résultats.

    Anaïs Heluin, Politis

    Catherine Blondeau détache doucement les œillères de ses lecteurs. Tout en nuance, et parfois même avec humour, elle invite donc l’Occidental blanc à prendre conscience de sa posture sociale et historique.
    Léa Harvey, Le Soleil
    Catherine Blondeau questionne sa blancheur parfois sous forme d’un cours dialogue, parfois à travers une anecdote vécue, une rencontre, une phrase blessante. Et puis il y a la littérature, la musique et la danse. Véhicules essentiels : grâce à eux on s’imprègne, on ressent, on comprend, on a faim d’apprendre. Il y aura toujours plus de questions que de réponses mais Catherine Blondeau ouvre une voie passionnante grâce à une polyphonie passionnée. « Blanche » est un livre courageux et nécessaire.Un grand coup de coeur.
    Librairie Coiffard
    En plein débat sur l’islamo-gauchisme, alors que la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation accuse l’Université de flirter avec l’islamisme… la réflexion menée par Catherine Blondeau dans Blanche retentit avec force.
    La Parafe
    Dans son récit Blanche, Catherine Blondeau interroge sa propre blancheur. Cette passionnante enquête autobiographique pose la nécessité d’une nouvelle poétique de la relation.
    Scene Web.fr

     

    Et je retrouve dans le livre de Catherine Blondeau ce chemin qui mène à la relation, ou, pour reprendre le texte qu’elle cite d’Édouard Glissant… « L’oubli offense, et la mémoire, quand elle est partagée, abolit cette offense. Chacun de nous a besoin de la mémoire de l’autre, parce qu’il n’y va pas d’une vertu de compassion ou de charité, mais d’une lucidité nouvelle dans un processus de la Relation. »
    Relation qui consiste à « relier, relayer, relater ».

    Écrire ici aussi
    Ce livre est une pépite pour celui ou celle qui s’interroge sur la signification d’être blanc dans notre société. … C’est impeccable comme réflexion.
    Léo, Librairie Le port de tête

    janvier 27th, 2021 | Yara El-Ghadban | Commentaires fermés sur Blanche |

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