Panier

Le K ne se prononce pas

  • Souvankham Thammavongsa

    Traduit de l’anglais par Véronique Lessard

    Prix Giller 2020

    L’un des 100 meilleurs titres de 2020 – Time Magazine

    Un livre incontournable – New York Times

     

    Un jeune homme peint des clous au salon de coiffure du quartier. Une femme plume des poules dans une usine de transformation alimentaire. Un père emballe des meubles destinés à des maisons qu’il n’aura jamais les moyens d’habiter. Une femme au foyer apprend l’anglais en écoutant des téléromans. Souvankham Thammavongsa donne voix à des personnages qui luttent pour gagner leur vie, fait résonner leurs espoirs, leurs déceptions, leurs amours, leurs actes de résistance et surtout leur quête d’appartenance. Écrites avec compassion et ponctuées d’humour et d’ironie, ces nouvelles célèbrent ceux et celles qui tentent de trouver leurs repères loin de chez eux, ces ouvriers essentiels qui travaillent dans le bas ventre du monde. Avec une prose libre et intime d’une puissance inouïe, l’auteure dresse un portrait inoubliable d’enfants bienveillants, d’hommes blessés et de femmes fébriles pris entre cultures, langues et valeurs. Des personnages qui désirent la vie. Et dans ces nouvelles, ils vivent brillamment. Férocement.

    Tendre et farouchement vivant, le livre Le K ne se prononce pas présente Souvankham Thammavongsa comme l’une des voix les plus innovatrices de sa génération.

     

    Elle ouvrit le livre et chercha le mot. Celui qui ne ressemblait à rien de ce qu’elle connaissait.

    Celui-là.

    C’était sa dernière chance avant que son père aille au lit. Lui seul savait lire à la maison. Elle lui apporta le livre et lui indiqua le mot, demandant ce que c’était. Il se pencha au-dessus et dit : « Ke-nn-aye-ffe. C’est Kenayf. » C’est ce que c’était, c’est le son que ça avait pour lui.

    Le lendemain, Miss Choi fit asseoir la classe en cercle sur le tapis vert à l’avant de la salle, comme chaque fois qu’elle allait faire lire un élève à haute voix. Parfois, quelqu’un se portait volontaire et parfois elle désignait un élève du doigt. Ce jour-là, Miss Choi balaya la classe du regard et s’arrêta sur l’enfant.

    « Joy, tu n’as pas encore lu. Pourquoi ne nous lis-tu pas un passage de ton livre? »

    L’enfant se mit à lire. Tout alla bien jusqu’à ce qu’elle arrive à ce mot. Il n’avait que cinq lettres, mais il aurait tout aussi bien pu en avoir vingt. Elle le prononça comme l’avait fait son père, mais elle sut qu’elle avait faux car Miss Choi ne tourna pas la page. Au lieu de cela, elle pointait le mot en tapant sur la page comme si par magie la bonne prononciation se ferait entendre. Mais l’enfant ne savait pas comment le prononcer.

    Tap. Tap. Tap. Une fille aux cheveux jaunes finit par s’écrier : « C’est knife! Le k ne se prononce pas », levant les yeux au ciel comme s’il n’y avait rien de plus facile au monde.

     

    Née en 1978 dans un camp de réfugiés laotien en Thaïlande, Souvankham Thammavongsa est poète et romancière. Elle a publié trois recueils de poème et un premier livre de nouvelles à succès, How to pronounce knife, traduit par Mémoire d’encrier sous le titre Le k ne se prononce pas, qui l’a fait connaître dans le monde entier. Souvankham Thammavongsa est l’une des voix les plus puissantes de sa génération. Elle vit à Toronto.

     


    Nouvelles   978-2-89712-764-0     21,95$    136 pages

    24 mars 2021 (Québec)
    septembre 2021 (France/Belgique/Suisse)

    Bientôt disponible en format papier et numérique


     

     

    Ce que la presse en dit

    Souvent sombres et marquées par l’exploitation et les rêves brisés, ces nouvelles pourtant brillent d’étincelles d’amour et d’élans de joie.

    Time Magazine

    Ces nouvelles éblouissantes dépeignent l’expérience des immigrants dans une prose d’une beauté douloureuse. Portées par une remarquable palette d’émotions, ces nouvelles sont à la fois des vaisseaux d’espoir, de souffrance, de rejet, et de perte pour celles et ceux qui cherchent un ancrage dans une terre nouvelle et étrange.

    Jury du Prix Giller

    Thammavongsa écrit avec une élégance à la fois brutale et tendre, donnant à ses personnages une voix puissante.

    Booklist

     

    De temps en temps, vous tombez sur un livre dont l’écriture est si époustouflante que vous prenez note du nom de l’auteure pour lire tout ce qu’elle écrit. Le K ne se prononce pas de Souvankham Thammavongsa fait partie de ces livres.

    Elle Canada

     

    Les radieuses nouvelles de Thammavongsa sont pleines de précarité, de force, d’incertitudes, de désordre et de vie.

     Ms. Magazine

     

    Le K ne se prononce pas est un recueil fascinant et subversif qui entre en nous comme un choc. C’est miraculeux, libérateur et joyeux qu’une langue puisse être à la fois si radieusement précise, brute, effrontée. C’est une œuvre monumentale.

    Madeleine Thien, auteure de Nous qui n’étions rien

     

    Le K ne se prononce pas est une œuvre magistrale. Ce livre est écrit avec tellement de franchise, vous auriez juré que chaque mot est vrai.

    Sharon Bala, auteure de Boat-People


    février 18th, 2021 | admin | Commentaires fermés sur Le K ne se prononce pas |

Comments are closed.