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Nous ne trahirons pas le poème

  • Rodney Saint-Éloi 

    L’ancêtre parle, invoque terre, feu, ciel, océan. Des voix résistent, résonnent ; le poème se joue, tambour, espérance et acte de foi. Rien n’est trahison dans cette traversée. Tout porte vers l’incandescence, lumière de nos humanités. 

    Extrait

    pour ma défense
    je dirai que je suis poète
    les mots m’ont précédé
    je n’ai pas tété ma mère
    je n’ai pas connu mon père
    j’habite loin de mon île
    mon ventre n’est pas mon ventre
    je n’étais pas convié à ma naissance

    Rodney Saint-Éloi est poète, éditeur, passeur de mots et de mémoires. Il a publié une quinzaine de titres. Né à Cavaillon (Haïti), il vit à Montréal.


    Poésie    978-2-89712-645-2  17$   120 pages

    28 août 2019 (Québec)
    2 janvier 2020 (France/Belgique/Suisse)

    Disponible en format papier et numérique


    Ce que la presse en dit

    En traversant ce recueil, c’est le territoire infini de la poésie que nous parcourons avec le poète. Il y a peu de choses qui ne soient pas nommées dans ces vers intenses, humains, musicaux, tendre et violents comme l’histoire l’est parfois…
    J’ai refermé ce livre avec un mot gravé au cœur, et pas le moindre : liberté.

    Josianne Létourneau, La librairie francophone

     

    Le poète Rodney Saint-Éloi nous offre un recueil qui rend hommage au genre littéraire qu’est la poésie […] Dans ce livre, l’auteur donne voix aux mots de ses ancêtres, aux souffrances de centaines de migrants ainsi qu’à la sagesse de ses aïeux.

    Émilie Bolduc, Librairie Le Fureteur

     

    Ce recueil de poèmes de Rodney Saint-Éloi, poète et fondateur de la maison d’édition Mémoire d’encrier, est une ode à la résistance. Son écriture mystique conjugue le territoire et les éléments, la douleur du passé et le refus d’un présent fade et sans relief. Il invoque le vent et les ancêtres, la pluie, le verbe et le courage. Sa poésie décoloniale insuffle l’africanité de Cavaillon, en Haïti, au fleuve Saint-Laurent.

    Webster

     

    « Je veux écrire un poème qui ne trahisse / ni passé ni présent ni futur » nous prévient le poète. De cette promesse découle un texte à s’appliquer comme un baume les jours où la violence contemporaine se fait trop accrue. Entre les vers, comme toujours avec Rodney Saint-Éloi, remplis de visions telluriques et de sensations à tous vents se dessine un livre qui prend soin de ses lecteur.ices.

    Alice Lefilleul, Africultures

     

    On aime : sa générosité et sa passion pour la poésie. Dans Nous ne trahirons pas le poème, on sent son cœur qui bat à travers ses mots. Il y a une proximité avec les éléments : la terre, l’eau, les plantes, les animaux. C’est vaste. Ça invite à réfléchir sur l’humanité, de nos origines aux pieds qu’on pose sur la terre.

    Amélie Grenier, « La poésie en 2019 : 5 recueils de qualité supérieure », Ici Artv, Radio-Canada

     

    En remontant le courant des mots, le poète rembobine son histoire, et avec elle, celle de l’humanité. La question des origines se mêle bien vite à celle de l’esclavage et de la couleur de peau. Pour être le plus sincère possible, le poète revit sa souffrance ainsi que celle des peuples opprimés et entreprend un voyage « décolonial ».

    Guéric Cardet, Maze

     

    Nous ne trahirons pas le poème. Et Rodney Saint-Éloi ne le trahit pas, il le transcende. Dans ce recueil où la force de la nature côtoie la douleur des hommes, la mer gronde, tandis que s’élève « la complainte des rameurs ». Images d’amants exilés, de migrants mourant sur le Méditerranée, de réfugiés qui ne savent pas « ce que veut dire le mot refuge »…

    Natalia Wysocka, La Presse

    C’est à la rencontre de plusieurs êtres rarement convoqués entre les pages d’un livre que nous convie l’écrivain d’origine haïtienne dans Nous ne trahirons pas le poème, un recueil perméable aux voix de ses ancêtres, à celles de ses « ami.e.s sans nom et sans visage », à celles de ces migrants qu’a avalés la Méditerranée, ainsi qu’à celle de sa grand-grand-mère Tida. […]

    Objectif avoué: multiplier les récits et faire apparaître des visages que l’on ne voit nulle part ailleurs afin que la littérature, au Québec, devienne le creuset de toutes les expériences, pas seulement de celle, blanche, de la majorité.

    Dominic Tardif, Le Devoir

     

    Dans cette lettre d’amour à l’art poétique, l’auteur de Je suis la fille du baobab brûlé et grand manitou des éditions Mémoire d’encrier récidive avec un livre tissé d’une parole vraie.

    Jérémy Laniel, Voir

     

    Saint-Éloi fait en quelque sorte le procès, dans son recueil, aux petitesses du pouvoir, à la guerre, aux frontières, au système colonial avec énormément d’humanisme, mais aussi avec un optimisme contagieux qui est propre aux gens qui n’ont pas été gagnés par le cynisme. Ça fait évidemment un bien fou en cette période ou tout un chacun se laisse un peu aller au désespoir et au cynisme. Il convoque vraiment quelque chose de plus grand que nous et ce qui est intéressant, il cède la parole, il tend l’oreille, aux anciens qu’il respecte beaucoup, mais aussi aux enfants. Son recueil sème en nous l’insoumission et l’utopie.

    Marie-Noëlle Blais, Radio-Canada Abitibi

     

    De ses mots qui ont une âme, un souffle et un cœur grand comme ça, Rodney Saint-Éloi retrace le parcours d’ancêtres, d’amoureux, de migrants. De ceux qui ont connu la douleur de tout devoir laisser derrière. Le poète raconte leurs revers, les rassure : « Ne t’excuse pas de demander à l’horizon à quoi ressemble le chemin de tes souvenirs.

    Natalia Wysocka, « L’année québécoise en douze fictions choisies », Le Devoir

     

    Entrevue: Le monde vu par Rodney Saint-Éloi à l’émission Plus on est de fous, plus on lit, Radio-Canada

     


    juillet 9th, 2019 | admin | Commentaires fermés sur Nous ne trahirons pas le poème |

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