Essai

Parler en Amérique. Oralité, colonialisme, territoire

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Parler en Amérique. Oralité, colonialisme, territoire

Dalie Giroux

Parlures régionales, formes non écrites, hybridées, dominées, colonisées, marginales, migrantes, illettrées, clandestines, domestiques… S’articulent ces langues subalternes, dévaluées, ces manières du quotidien, ces lieux de mémoire et de l’intimité. Elles persistent, migrent, opèrent une cartographie souterraine, portent la mémoire du continent et les traces de l’histoire coloniale. S’opèrent alors des pratiques de liberté, des audaces philosophiques et littéraires qui laissent la porte ouverte à tout ce qui est susceptible d’initier une « machine intime de décolonisation ».

Essai

Parution 28 janvier 2019

Pages 132 p.

ISBN PDF 978-2-89712-597-4

ISBN EPUB 978-2-89712-596-7

ISBN Papier 978-2-89712-595-0

Disponible en format papier et numérique.

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L'autrice

Dalie Giroux

Dalie Giroux est essayiste. Elle renouvelle la tradition pamphlétaire québécoise. Elle enseigne les théories politiques et féministes à l’Université d’Ottawa. Elle a remporté de les prix Victor-Barbeau 2021, Spirale Eva Le-Grand 2020-2021. Elle a publié chez Mémoire d’encrier Parler en Amérique. Oralité, colonialisme, territoire (2019), L’œil du maître. Figures de l’imaginaire colonial québécois (2020) et Une civilisation de feu (2023).

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Les médias en parlent

L’ouvrage à l’écriture musicale se conclut sur un crescendo et appelle la lectrice à considérer l’oralité franco et ses expressions forgées par ce terrain de la Nord-Amérique comme une porte qui mène vers un rapport décolonisé au territoire et à l’histoire. Par sa mélodie et sa poésie qui tracent les contours des paysages laurentiens et américains, l’analyse rend parfaitement honneur à son objet.

- Miriam Hatabi, À bâbord!

Giroux aborde la langue de celles et ceux qui parlent en s’éloignant de la norme, autant dans la construction des mots et des imaginaires que dans les accents déclassés ; elle cultive les regards sur les usages pluriels du français en terre coloniale et colonisée.

- Marie-Hélène Constant, Spirale

[…] comment comprendre ce que signifie vivre dans les Amériques si seules les langues officielles, académiciennes, surimposées sur une multitude de langues souvent ignorées et au statut moins établi, sont autorisées à rendre compte. […] L’auteure soutient essentiellement qu’on ne peut comprendre les Amériques qu’à partir de l’ensemble des voix et des récits possibles qui en rendent compte, à commencer par ce qui est issu de la marge.

- Afef Benessaieh, Relations

Le brillant essai de Dalie Giroux, Parler en Amérique, trace l’esquisse d’un projet de société alternatif, celui de décoloniser les littératures et langues subalternes.

- André-Anne Côté, Impact Campus

L’essai témoigne d’une réflexion théorique approfondie, qui est toutefois rendue de façon limpide et accessible. Il défend avec éloquence les langues marginales comme autant de fragments de mémoire collective et de formes de résistance au pouvoir.

- Camille Toffoli, Nouveau projet

Parler en Amérique, fait partie de ces livres qui – il suffit de voir ma copie – se cornent, qui se soulignent et se surlignent, tant la pensée y gigote, abondante, folle, généreuses et foisonnante, pleine de petites apothéoses. De « ces soubassements de la culture dominante » auxquels Giroux nous donne accès, on peut dire, en ne trafiquant presque pas les mots de l’auteure, qu’« il n’y a pas de futur, il n’y a que ce devenir à prendre à bras le corps, avec sa drôle d’histoire, avec son bagout, avec son chiffre – assurément résidu de l’empire, et aussi résolument mêlé, reel, traduit au carré, improbable, dans une langue curieuse, contradictoire, parfaitement libre dans ses propres entraves, et sans trajectoire claire. Une [œuvre] en somme. Avec sa part de douleur. »

- Extrait du mot de Kevin Lambert pour la remise du Prix Spirale Eva-Le-Grand

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