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Les enfants du printemps

  • Wallace Thurman 

    Traduit de l’anglais par Daniel Grenier 

    Il s’en passe des choses au nord de Manhattan, en ces années d’après-guerre. Le blues a envahi les têtes et les corps, les hommes et les femmes ont soif de liberté et de mauvais gin. Raymond Taylor, un écrivain à l’ambition débordante, habite avec ses amis artistes dans un immeuble de Harlem qu’ils ont baptisé le manoir Niggeratti. Mais que faut-il pour écrire un chef-d’œuvre ?

    Œuvre à la fois puissante et effarouchée, pleine de bruit et de fureur, débordante d’un mélange d’enthousiasme et de cynisme, qui ravage tout sur son passage, Les enfants du printemps se lisait et se lit encore aujourd’hui comme on prend une douche froide : pour dégriser.

    — N’importe quoi.
    — C’est pas n’importe quoi. Il y a pas déjà assez de monde pour vomir ces petites merdes insignifiantes à ton goût ? Est-ce que tous les chanteurs noirs doivent consacrer leur vie à roucouler des mélodies d’esclave ?
    — Mais elles sont magnifiques, ces mélodies, lança Raymond.
    — Magnifiques ? la voix d’Eustace était pleine de mépris.

    Mot du traducteur

    Les enfants du printemps est un réquisitoire en bonne et due forme d’un moment historique et social particulier, où Harlem et les artistes afro-américains ont été à la mode autant chez les intellectuels iconoclastes que chez les bien-pensants. Rien ni personne n’y est épargné, alors que Thurman tire à boulets rouges sur ses compatriotes écrivains, sur les radicaux blancs profiteurs, sur l’intelligentsia noire, sur les classes moyennes, sur les lèche-botte et les lèche-cul.

    L’auteur Wallace Henry Thurman (1902-1934) est une figure importante de Harlem Renaissance. Il est connu pour son roman Plus noire est la mûre (1929). Les enfants du printemps (1932) nous plonge au cœur de Harlem et du monde noir.


    Roman     978-2-89712-610-0        280 pages         27,95$

    6 février 2019 (Québec)
    À venir (France/Belgique/Suisse)

    Disponible en version papier et numérique


    Ce que la presse en dit 

    Les enfants du printemps se veut une réelle immersion dans le cercle bouillonnant d’artistes afro-descendants dévoilant les espoirs et les paradoxes de cette époque charnière.

    André-Anne Côté, Impact Campus

     

    Wallace Thurman s’est fait le témoin sur plus de 220 pages d’une effervescence dynamique, d’un creuset où bouillonnaient des initiatives bienvenues et des idées nouvelles sur la littérature et l’art. Véritable personnage, l’édifice de Harlem décrit dans le roman est un symbole important, un phare qui illumine une Amérique, encore aujourd’hui, raciste et trop souvent ignorante de son histoire et de ses trésors culturels.

    Mario Cloutier, En toutes lettres


    janvier 9th, 2019 | admin | Commentaires fermés sur Les enfants du printemps |

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