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Non je ne mourrai pas

  • Jean Désy

    Mourir. Malgré la vie. Malgré la joie. Mourir. Peut-être renaître un jour. Conte-poème au pays des Inuits et des coureurs de froid. Accueilli et soigné au Nunavik, l’aventurier blessé médite sur la mort, la vie et l’amour. C’est dans la toundra que le rescapé retrouvera la force de vivre.

    Je vous connais gens du Nord
    Bien-aimés nomades depuis des lustres
    Qui parcourez cette terre
    De loups-marins et d’eaux
    Je vous connais mes courageux
    Et même si je ne vous connaissais pas
    Vous me recueilleriez en disant
    Bienvenue à toi le pauvret
    Celui dont la jambe traîne comme une peau
    Entre qu’on te serve un thé brûlant
    Viens dans la chaleur de notre abri

     

    Point de vue de l’auteur
    Mourir. Voilà notre lot, malgré la vie, malgré la joie. Mourir, mais peut-être renaître un jour. Ou peut-être accéder au néant, lieu du silence suprême. L’interrogation est majeure, fondamentale. Elle a vrillé les esprits humains depuis la préhistoire. C’est à force d’écrire, mais aussi parce que mon activité médicale m’a souvent mis en contact avec la mort, que je me suis rendu compte que l’angoisse existentielle constituait l’un de mes moteurs d’existence. J’ai vécu le plus intensément possible, en cherchant à donner de l’amour comme à rester en état d’amour, parce que, peut-être, toute cette vie qui est la nôtre n’est qu’absurdité. Peut-être. Mais de tout mon être, je veux avoir foi en mon âme comme en l’Âme du monde.

     


    Poésie 978-2-89712-755-8     17,00$    128 pages

    mi-janvier 2021 (Québec)
    à venir (France/Belgique/Suisse)

    Bientôt disponible en format papier et numérique



    Ce que la presse en dit

    Jean Désy revient à la charge chez Mémoire d’encrier avec Non je ne mourrai pas, un poème qui prend la forme d’un monologue intérieur. Le personnage, grièvement blessé après un accident de motoneige au Nunavik, livre ses pensées alors qu’il lutte contre le froid, la faim et les animaux sauvages. Le résultat est un recueil vivant et poignant qui rappelle la fragilité de l’homme face à l’immensité et la rudesse de la nature.

    Matthieu Dessureault, L’université Laval

    On est heureux de retrouver l’auteur du Nord qui nous propose cette fois un « poème conté ou un roman-poème ». Une histoire de mort au Nunavik, d’un homme blessé et accueilli, d’une résurrection. L’activité médicale de l’auteur est de nouveau mise à contribution afin de cerner les pulsions les plus profondes qui guident les humains à persister face à l’adversité. De nouveau, voici un acte de foi en cette possibilité de la bonté, toute simple. Cette œuvre « représente la plus vaste et la plus intense entreprise poétique de ma vie », dit l’auteur.

    Hugues Corriveau, Le Devoir

    Jean Désy livre, avec Non je ne mourrai pas, un de ses plus beaux témoignages. […] Le livre est un long et profond monologue traduisant, in fine, son amour inconditionnel du Nord, quoi qu’il advienne. L’adoration d’un lieu de défis, de menaces, de silences, de beautés, de lumières et de solidarités.

    Éric Clément, La Presse

    Un récit fulgurant. […] En ces temps de pandémie, Non, je ne mourrai pas oblige à mettre en perspective les conditions de survivance des uns et des autres selon le degré d’abnégation, d’acceptation ou de résilience de chacune et chacun. « Humain trop humain », écrivait Nietzsche, ce que le personnage de Jean Désy illustre de façon magistrale, surtout sans faux-semblant ni cynisme.

    Jean-François Crépeau, Le Canada français


    Décembre 18th, 2020 | Yara El-Ghadban | Commentaires fermés sur Non je ne mourrai pas |

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