Jonny Appleseed
Jonny Appleseed
Vivant hors réserve et cherchant tant bien que mal à s’acclimater à la vie urbaine, Jonny devient travailleur du cybersexe pour gagner sa vie. Il a devant lui très exactement une semaine avant de devoir rentrer à la réserve pour assister aux funérailles de son beau-père. Les sept jours qui suivent se déclinent comme un rêve enfiévré : histoires d’amour, traumatismes, sexe, liens familiaux, désirs et ambitions, souvenirs déchirants de sa kokum (grand-mère) si chère, etc. La vie de Jonny consiste en une série de ruptures, mais aussi de liens inextricables. Tout en se préparant au retour à la maison, Jonny tente de rassembler les divers morceaux de sa vie.
Parution 25 septembre 2019
Langue originale Anglais
Pages 274 p.
ISBN Papier 978-2-89712-657-5
ISBN EPUB 978-2-89712-658-2
ISBN PDF 978-2-89712-659-9
Disponible en format papier et numérique.
L'auteur
Joshua Whitehead
Joshua Whitehead est un poète et romancier indigiqueer bispirituel autochtone du Canada. Membre oji-cri/nehiyaw de la Première Nation manitobaine de Peguis, il est l’auteur du recueil de poésie Full-Metal Indigiqueer, publié en 2017. En 2016, Whitehead a reçu le Prix d’histoire du Gouverneur général en arts et récits autochtones. Son roman Jonny Appleseed, publié en anglais au printemps 2018 a retenu l’attention de la critique dès sa parution, il a reçu le prix Georges Bugnet et le Lambda Literary Award. Il a également été finaliste au Prix du Gouverneur General, au Amazon Canada First Novel Award, au Carol Shields Winnipeg Book Award, au Winnipeg Book Award, au Alberta Literary Award, sur la longue liste pour le Scotiabank Giller Price et il est considéré comme l’un des 100 meilleurs titres du Globe and Mail.
Prix et distinctions
- 2020
Finaliste, Prix littéraire du Gouverneur général, catégorie traduction
Les médias en parlent
En montrant que le queer est une possibilité inscrite dans la tradition de la langue, Whitehead ménage aux NDN queer une place en littérature.
- Zoé Courtois, Le Monde
Voici quelqu’un qui connaît très bien les deux cultures, celle des [Autochtones] et celle des Blancs (de la mythologie grecque à Stranger Things en passant par Shakespeare et Nirvana). Jonny passe avec une fluidité incroyable de scènes de sexe à des souvenirs d’enfance, de fêtes très arrosées à des rêves presque chamaniques. Il a son lot de cicatrices au corps et à l’âme et connaît le quadrilatère infernal déjà remarqué par An Kapesh qui fait tant de mal dans les réserves : école, alcool, hôpital, prison. Il parle aussi des ravages du diabète, des grossesses adolescentes, des enfants retirés à leur famille, des filles disparues. Il choisit de quitter la réserve malgré un tiraillement insoluble. « Bon sang, j’ai joué les hétéros sur la réserve pour pouvoir être NDN, ici je joue les Blancs pour pouvoir être queer. On ne peut pas toujours tout avoir dans la vie. »
- Sophie Ehrsam, En attendant Nadeau
Voilà un exploit de perfection littéraire. Je suis ébloui, Jonny. Je te suis reconnaissant, Joshua. Je suis stupéfait de tout ce que tu nous offres ici à honorer, à chérir et à découvrir. Tu es mon nouveau héros.
- Richard Van Camp, écrivain
Joshua Whitehead redéfinit les possibilités de l’écriture autochtone queer dans son puissant premier roman. Jonny Appleseed transcende les genres d’écriture et mélange le sacré et le sexuel pour forger une expression viscérale du désir et de l’amour décoloniaux.
Gwen Benaway, écrivaine
Jonny Appleseed, ce premier roman, n’est rien de moins qu’un miracle.
- Canadian Art
La langue de Whitehead est parfois concrète, très contemporaine, truffée de références à la culture populaire, du film Titanic à la télésérie Stranger Things en passant par le jeu vidéo Crash Bandicoot. Par endroits, le ton se fait onirique, adopte une envergure mythique […] Les pages qui concernent l’enfance, souvenirs de première fois, tendres ou déchirants, traduisant le courage d’une communauté ou mettant en relief de révoltantes inégalités, sont particulièrement puissantes.
- Christian Saint-Pierre, Le Devoir